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Bas de pageFil de discussion: *Espoirs d'un renouveau... [libre]  (Lu 1000 fois)

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Eleora

le: 02 Septembre 2009 à 19:52:59 *Espoirs d'un renouveau... [libre]

    Dryades
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Troisième jour de la treizième semaine de l'an 503
A l'aube



Comme il était dur de survivre alors que tout était noir, que la solitude s'insinue sournoisement jour après jour, que le cœur devient triste et sombre comme ce ciel dépourvu d'astres. Eleora, apeurée par cette nuit éternelle, ne trouvait plus le repos. La femme-enfant avait les traits tirés par l'angoisse mais n'en était que plus ravissante dans son rôle de beauté fragile. Elle s'approcha des eaux tumultueuses d'un fleuve pour s'y baigner. La présence des animaux autour d'elle se faisait de plus en plus rare et la végétation de plus en plus pauvre. L'eau fraîche raviva la plaie de son cœur, elle, fille de la nature, s'adaptait mal à cet univers bouleversé. Nuit, nuit, nuit, voilà ce qu'était à présent sa vie. Elle leva son visage vers ce ciel qui n'avait plus rien de réconfortant et laissa échapper une larme qui roula sur sa joue. Fermant les yeux lentement, elle se balançait doucement d'avant en arrière toujours tournée vers le ciel, et de ses lèvres vermeilles légèrement entrouvertes coulait une mélopée si triste que les rares animaux des parages ne purent s'empêcher de sortir de leur tanière pour la réconforter. Son chant exprimait sa détresse et celle de tout l'univers, qui injustement bouleversé, dépérissait lentement ainsi que ses habitants. Depuis que les astres avaient disparus, il arrivait à Eleora de respirer avec peine, comme si l'obscurité l'oppressait et l'empêchait de vivre. Elle espérait qu'on viendrait la sauver car depuis la mort de sa mère adoptive, sa vie n'était que solitude et tristesse. Elle entendit des petits couinements qui l'interrompirent car ils semblaient tellement joyeux que cela en devenait perturbant. Elle ne savait que penser, puis elle s'approcha vivement reconnaissant les jappements enfantins des petits louveteaux. Ceux-ci étaient en train de jouer, se dominaient et se laissaient dominer. Eleora, malgré les larmes qui mouillaient son visage, ne put s'empêcher de sourire devant cette scène attendrissante. Elle s'approcha encore et finit par s'asseoir laissant une petite distance entre elle et les louveteaux. Les petits sentirent son odeur délicate et florale et s'empressèrent de la rejoindre en se bousculant pour sauter sur ses genoux. La mère à quelques pas de là ne réagit même pas, elle avait flairé la dryade depuis longtemps, mais qui pourrait s'inquiéter de ces êtres pacifiques et en totale harmonie avec la nature. Le louveteaux eux ne cessaient de glapir et léchèrent allègrement les gouttes salées qui s'échappaient des yeux de la femme-enfant sans qu'elle ne puissent les arrêter triste et heureuse à la fois, son rire cristallin et doux carillonnait dans les airs, allégeant l'atmosphère.

- Vous êtes adorables, merci. Je me sens mieux à présent bien que toujours seule... Grâce à vous, je sais qu'un jour tout s'arrangera. Les astres reviendront j'en suis sûre, la nature suit son cours et comme elle a enfanté ces louveteaux elle donnera à nouveau naissance à la lumière, je dois tout faire pour garder espoir. Il nous faut juste un sauveur...


Ces deux dernières phrases, elle se les étaient murmurées pour elle-même, mais pas seulement. Elle espérait sincèrement que ces simples mots d'espoirs, tels une prière, attendriraient les dieux et la nature afin que ceux-ci puissent faire renaître la source vitale, les astres éternels.
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Týr

Répondre #1 le: 15 Septembre 2009 à 12:21:07 Espoirs d'un renouveau... [libre]

    Lycans
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L'aube sans soleil qui se lève pour marquer le début du jour, était triste à mourir. Un hurlement, long et plaintif, s'éleva de la forêt de Sröhn aux aurores du troisième jour et se répéta plusieurs fois. La mélancolie qui se dégageait de ce sinistre chant était profonde et déroutante. Le Loup qui chantait une ode à la Lune semblait profondément meurtri par la disparition de son idole. Il pleura longuement mais l'amante du Soleil ne daigna pas se montrer pour saluer son adorateur. Aussi, après plusieurs heures de complainte, le fauve au pelage brun et à l'oeil d'or se redressa et quitta les lieux au petit pas, la mort dans l'âme. Car s'il n'avait rien laissé paraître la veille devant son interlocuteur, les paroles de l'émissaire Tuathan l'avaient ébranlé plus que de raison. Est-ce que la déesse Laïne avait abandonné ses enfants, au travers de sa lumière lunaire ? Se pouvait-il qu'ils aient enfreint ses lois ? Désormais, la disparition des astres inquiétait outre mesure le chef des Loups Eclatants ... et cela n'était pas de bon augure.

Après quelques temps de marche, les narines de Týr perçurent une odeur familière et agréable. Arrêtant sa course, le Lycan redressa les oreilles pour percevoir les éventuels sons. Il reprit la route, en se fiant à ses instincts animaux pour le guider vers ce qu'il percevait. A mesure qu'il avançait, son coeur se mit à bondirplus fort dans sa poitrine de manière inexpliquée, et sa queue remua doucement. Devinant l'origine des effluves et des sonorités, il hâta le pas, courant presque à travers les fourrets. Puis, arrivé tout près de sa destination, il se tapit au sol et avança doucement, pour ne pas être repéré. Aux fragrances délicates de celle qu'il observait souvent se mêlaient les odeurs d'autres êtres quadrupèdes. Il s'approcha davantage et dissimulé par les feuillages, il put contempler la scène : la Dryade jouait avec des louvetaux et son air mélancolique laissait deviner sa peine. Týr en eut le coeur brisé. Les lèvres de la douce créature remuèrent, mais le Lycan ne parvenait pas à saisir l'intégralité de son discours. Il chercha à s'avancer davantage mais il ne parvint pas à préserver le silence de sa manoeuvre. Des branches craquèrent, les feuillages remuèrent. Les louvetaux se redressèrent et filèrent aussi vite que le vent, laissant la jeune femme seule au milieu de la forêt. Prudent, Týr sortit de sa cachette et vint à la rencontre de la Dryade, marchant doucement, la tête inclinée et l'air soumis. Lorsqu'il fut à quelque pas d'elle, il s'allongea sur le sol et la fixa de ses iris dorés, attendant une quelconque réaction. Il espérait seulement qu'elle ne serait pas effrayée. Dans sa poitrine, son coeur battait la chamade et menaçait d'exploser à tout moment. Il n'avait jamais été en contact direct avec l'objet de ses passions et cela l'angoissait terriblement.
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Eleora

Répondre #2 le: 16 Septembre 2009 à 11:02:31 Espoirs d'un renouveau... [libre]

    Dryades
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Les louveteaux ne cessaient de glapir et de remuer la queue, léchant de temps à autres les mains de la dryade. Celle-ci gardait pourtant un visage mélancolique malgré le léger sourire qui flottait sur ses lèvres. Comment pourrait-elle être heureuse alors qu'elle ne cessait de dépérir un peu plus chaque jour dans la solitude sans l'aide des astres salvateurs? Elle continuait d'observer les jeux des petits sous le regard indulgent et protecteur de leur mère. Accaparée par ce spectacle, elle ne perçu pas ce battement de cœur qui s'affolait à quelques pas de là. Un craquement retentit alors dans le sous-bois, et les louveteaux s'enfuirent aussi tôt à toute pattes, le plus lent emporté dans la gueule de sa mère. La dryade sursauta à ce bruit soudain qui troublait ses pensées chaotiques. Puis, tout doucement, émergea des fourrés un magnifique loup aux iris surprenantes. Celui-ci avança doucement vers elle, l'air soumis. La dryade ne comprenait pas vraiment pourquoi ce loup était si prudent car d'habitude les animaux l'approchait sans crainte. Elle l'observa les regard plein de gentillesse, sans faire le moindre mouvement afin que ce dernier ne prenne pas peur. Elle le vit s'arrêter à quelques pas au devant et s'allonger toujours aussi doucement. Qui avait peur d'effrayer qui? Allez-savoir! La jeune femme ne pouvait quitter de yeux les iris étrange de ce loup, elles avaient un effet presque hypnotique, dégageant quelque chose qui n'avait rien d'animal et qui semblait vouloir dire quelque chose. Eleora s'allongea à plat ventre face au loup ses mains fines sous son menton. Elle s'était approchée un peu plus, en tendant le bras, elle aurait pu le toucher. Mais pour l'instant, c'était le souffle puissant du loup qui lui balayait le visage, souffle qui elle ne savait pourquoi était devenu très rapide, presque comme s'il haletait. Ses yeux vrillés dans ceux de son vis-à-vis, Eleora ne put s'empêcher de s'adresser à lui de sa voix douce et chantante.

- Bonjour, maître loup, je me nomme Eleora. Puis-je vous dire que vos yeux sont magnifique? On dirait de l'or liquide... Mais quelque chose me tracasse... Je ne sais pas pourquoi vous semblez si inquiet, je ne suis pas méchante. Et puis... Cela peut paraître ridicule mais j'ai l'impression que votre présence m'est familière alors que je suis sûre de ne vous avoir jamais vu.


La Dryade se tût et l'observa plus attentivement, elle retira une main de sous son menton et la tendit avec un lenteur extrême vers son spectateur qui la fixait toujours de ses grand yeux inquiets et laissa sa main se reposer aussi légère qu'une brise d'été sur le pelage fin et doux du museau du grand loup. Cela déclencha une série de petit frisson dans le dos de la Dryade qui la surprirent mais qui étaient aussi agréables. Elle attendit ainsi une réaction quelconque de ce loup aux airs d'humains.
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Týr

Répondre #3 le: 18 Octobre 2009 à 11:52:27 Espoirs d'un renouveau... [libre]

    Lycans
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La fille de la Nature sursauta à l’approche inopinée du loup sorti de sa cachette, mais ne chercha nullement à fuir sa présence. Soumis et prudent, Týr s’avança avec une lenteur démesurée pour ne pas effrayer la jeune femme qui l’observait d’un œil attentif et vint s’aplatir près de l’endroit où elle était assise. Ils s’observèrent longuement, se fixant mutuellement avec une appréhension certaine. Týr sentait son pouls s’accélérer de plus en plus tant il était excité, effrayé et anxieux. La jolie Dryade qui occupait innocemment son esprit depuis des lunes était tout près de lui, à quelques pas et il avait une peur incontrôlable qu’elle s’en aille ou soit effrayée. Contre toute attente, l’enfant d'Anuwen se laissa glisser sur le sol, adoptant la même posture que son comparse quadrupède et s’approchant de lui avec précaution. Le Lycan ne pouvait détacher son regard des magnifiques prunelles de celle qui le hantait. Son souffle s’accéléra quand il réalisa la proximité qui s’était opérée entre eux, à tel point qu’il comprit que ce dernier parvenait à atteindre la jeune fille en plein visage. Il retint alors sa respiration, de peur de l’importuner, et continua à la dévisager d’un regard scrutateur. Sa voix, douce et mélodieuse, s’éleva comme un chant, brisant le silence qui s’était instauré progressivement après l’arrivé du fauve. Týr l’écouta avec une attention décuplée, buvant ses paroles et fixant son visage sans imperfections. Eleora. Ainsi se nommait l’objet de ses passions. Eleora. Il ferma les yeux et répéta mentalement à plusieurs reprises le prénom aux sonorités chatoyantes de la Dryade. Eleora.

Il rouvrit ses prunelles dorées lorsqu’il sentit une main fine et délicate se glisser au travers de sa fourrure épaisse, pour venir se poser tendrement sur son puissant museau. Il fut comme pris d’un vertige incompréhensible et se laissa sombrer quelques secondes dans une léthargie profonde, fermant à demi ses paupières devenues si lourdes. Le parfum enivrant d’Eleora lui chatouilla longuement les narines, si bien qu’il crut qui lui serait impossible d’oublier de telles fragrances. Puis, il rouvrit les yeux, donna un coup de tête joueur à la main délicate posée sur son museau et rampa de quelque pas pour venir caresser la joue de l’enfant de la Nature avec sa truffe humide. Il lui donna un coup de langue vif, avant de se lever et de se reculer sans quitter un seul instant la Dryade du regard. Il se recroquevilla sur lui-même et comme s’il s’eut tordu de douleur, son corps se plia avant de s’étendre longuement et de perdre sa fourrure brune. Ses pattes fines mais robustes se changèrent en bras et jambes musclés, son corps se modifia spectaculairement et son museau se transforma en un visage humain. De sa précédente apparence, il ne restait plus que ses iris dorés qui fixait intensément la jeune fille. Týr était à quatre pattes, mais au lieu de se relever, il s’aplatit comme précédemment et rampa jusqu’à Eleora qui le regardait étrangement. Il s’adressa alors en ces termes à la jolie dryade, d’une voix grave :

« Votre prénom est à votre image, Eleora. Doux et enchanteur. Je vous en prie, ne prenez-pas peur ; mon intention n’était pas de vous effrayer. Votre voix est si mélodieuse que je me suis pris à vous écouter parler à ces louveteaux. Et hélas ! Vous sembliez si peinée que mon cœur s’en est brisé. Quel tourment vous afflige,  belle créature ? »

Il esquiva un geste pour caresser la joue de son interlocutrice, mais se ravisa, estimant que si Eleora acceptait une proximité relative avec sa forme animale, il n’en serait peut être pas de même avec sa forme humaine …
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Eleora

Répondre #4 le: 23 Octobre 2009 à 01:31:44 Espoirs d'un renouveau... [libre]

    Dryades
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Eleora regarda avec tendresse le loup qui semblait apprécier les caresse qu'elle lui octroyait. Ses yeux demi-clos, son attitude pleine de confiance contrastaient tellement avec la méfiance dont il avait fait preuve au prime abord. Puis sa réaction joueuse étonna et amusa la Dryade qui ne put s'empêcher de sourire. Eleora posa une main pensive sur la joue que son compagnon avait vivement lécher quand celui-ci recula et parut se tordre de douleur. Le spectacle terrible arracha un petit cri à la Dryade qui se porta en avant main tendu vers le grand loup aux yeux d'or. Puis quelque chose auquel elle ne s'attendait pas se produisit. Petit à petit le magnifique animal qui lui faisait face perdit sa fourrure, sa stature changea et il devint homme. Un homme aux yeux d'or et à la musculature finement ciselée, à quatre pattes en face d'elle. Elle recula un peu perdu et effrayée par une présence masculine qui lui faisait maintenant face. Elle se rallongea, perplexe, ne savant que penser de ce qui venait de se produire. Bien sûr, elle avait déjà entendu parler des Lycans par celle qui l'avait élevé mais c'était la première fois qu'elle en avait un devant elle. L'homme se rallongea, le regard emplit de douceur et d'anxiété alors qu'il rampait vers elle avant de reprendre sa position initiale. Puis il se mit à parler, sa voix d'un superbe ténor donna l'impression à Eleora que jamais rien ne pourrais lui arriver tant qu'elle entendrait cette voix. Malgré tout, la proximité de cet homme si peu familière à la jeune femme l'effrayait et l'obligeait à garder une certaine retenue qu'elle n'avait pas eu avec la forme animale de celui-ci. Chose qu'il avait du comprendre car alors qu'il levait une main timide vers elle, il fit machine arrière et la replaça sur son autre main. Le fait que cet inconnu ait pu entendre ses divagations fit troubla Eleora dont les joues prirent une teinte rosée charmante. Puis cette avec une voix légèrement boudeuse mais toujours mélodieuse qu'elle s'adressa à cette nouvelle connaissance:

- Je n'ai pas peur...Je suis surprise, c'est la première fois que je vois un membre de votre espèce et j'avoue que j'ai été prise au dépourvue. Mais après tout, vous êtes comme moi un enfant de notre mère Nature. Je vous remercie maître loup de vos compliments ainsi que de vos inquiétudes à mon égard. Mais après tout, en ces temps troublés chacun de nous doit porter sa croix. La mienne sera peut-être de m'éteindre, comme la lumière du crépuscule qui finit par disparaître et se perdre dans cette nuit éternelle que nous ne connaissons déjà que trop bien. Ne laissez pas votre cœur s'attendrir pour une simple étrangère sans valeur. Après tout, la Nature a offert l'amour de toutes les races aux Dryades et voilà que vous me volez ce cadeau.

Elle ne put s'empêcher de sourire avec indulgence avant de reprendre.

- Ne vous formalisez pas maître loup. Je vous fais un peu payer la peur que vous m'avez fait. Cette façon que vous avez de vous transformer...

Elle frissonna.

- Est-ce vraiment vous? Ces yeux, cela ne peut-être que vous...

Sans s'en apercevoir, la Dryade s'était rapprocher de son interlocuteur, si bien qu'elle pouvait sentir l'odeur à la fois musquée et boisée qu'il dégageait, un parfum sauvage et naturel. Elle détaillait les traits de celui-ci sans se demander si cela pouvait être gênant pour lui d'être ainsi détaillé sous toute les coutures. Puis, à la fois brusque et douce elle se redressa sur ses pieds et fit quelques pas dans la clairière laissant au Lycan le spectacle de grâce et de quiétude qui émanait de la jeune femme. Penchée sur un arbuste couvert de fleurs mourantes, elle ne put s'empêcher de soupirer caressant du bout des doigts les pétales flétris avant l'heure. Elle murmura pour elle-même comme pour son interlocuteur quelques mots révélateurs sur son état qui de jour en jour se dégradait.

- Ces fleurs sont comme moi...Sans lumière, il leur est impossible de survivre. Toute la lumière qui illuminait mon cœur c'est elle aussi éteinte lorsque le soleil a disparu et que la solitude c'est installée...

Dans ses yeux un éclat de mélancolie était perceptible mais fut voilé par la curiosité dont elle fit preuve lorsqu'elle se trouna vers le Lycan.

- J'ai la sensation que votre présence m'est familière alors que je ne connais même pas votre nom! N'est-ce pas étrange?

Elle plongea en souriant son regard dans celui de l'homme-loup et se perdit dans l'or liquide dans l'attente d'une réponse.
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Týr

Répondre #5 le: 20 Janvier 2010 à 18:33:26 Espoirs d'un renouveau... [libre]

    Lycans
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La fille de la nature se montra plus distante, plus réservée avec la forme humaine de Týr ce qui le peina quelque peu. Il aurait dû s'y attendre car bon nombre de personne était décontenancées par les transformations du peuple métamorphe, malgré la connaissance de leur pouvoir. Néanmoins, Eleora continua de discuter avec lui, malgré son étonnement et sa réserve. Sa voix était envoutante, ses intonations, claironnantes, même quand elle ne chantait pas. Néanmoins, son ton était légèrement boudeur, quoiqu'il fusse toujours joyeux et chantonnant. Il l'écouta avec une quiétude infinie, se laissant transporter par les notes produites à chaque propos. Sa voix apaisait son âme et son tourment. Elle semblait insaisissable, éphémère tel un papillon voletant avec insouciance. Pourtant, son discours était parfois teinté de bien sinistres pensées. Elle s'approcha à nouveau de lui et les battements de son cœur s'accélérèrent une nouvelle fois. Son parfum boisé venait lui chatouiller les narines et il en huma toutes les subtilités, tout en ne cessant de lui rendre son regard. Imprévisible, elle s'enfuit et voleta - car avec autant de grâce, elle ne pouvait assurément que voleter - à quelques pas de Týr. Ce dernier, amusé, affichait un sourire bienveillant et se redressa pour s'asseoir à même le sol, en tailleur, comme il avait l'habitude de le faire. Lorsque la Dryade se tut, il consentit à répondre à ses questions, n'ayant voulu le faire avant pour ne pas perturber son interlocutrice.

« Certes, c'est bien moi et je suis navré de vous avoir prise au dépourvu. Nous, enfants de Laïne, ne pensons jamais que nos métamorphoses peuvent dérouter ceux dont les yeux nous observent. Cela dit, vous êtes bien cruelle avec moi, mais je ne puis m'empêcher de constater que je l'ai bien mérité. »


Un rire discret sortit de sa gorge et ses yeux pétillèrent d'amusement. La présence de la femme-enfant le rassurait en quelque sorte, comme si sa seule compagnie parvenait à effacer tous les doutes engendrés par les récents évènements. Il prit appui sur l'un de ses genoux et observa la Dryade caresser les pétales de fleurs mortes avant l'heure. Elle semblait si fragile en l'instant, si triste et si déroutée. Le Lycan se redressa et vint à sa rencontre, tout en gardant une distance relative pour ne pas offusquer la demoiselle.

« Je me prénomme Týr. Nous nous sommes déjà rencontrés, à plusieurs reprises. Et si vous ne vous souvenez pas du loup qui vous observait près des rivières, lui se souvient de votre éclatante beauté. »

Il s'était approché d'elle à pas furtifs, retenant son souffle pour ne pas briser l'harmonie du moment. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine, mais il parvenait à maîtriser ses émotions. Il caressa la joue de la femme-enfant et l'obligea à relever la tête vers lui en soulevant son menton à l'aide de son doigt. Il lui offrit un sourire tendre et ajouta dans un murmure :

« Il est inconcevable qu'une si jolie fleur s'éteigne avant d'avoir pu s'épanouir complètement. Les astres reviendront. Je vous promets de chercher la cause de leur disparition et de tout faire pour que le soleil revienne jouer avec votre chevelure.  »
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Eleora

Répondre #6 le: 18 Février 2010 à 15:33:39 *Espoirs d'un renouveau... [libre]

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Elle leva un sourcil étonné et s'adressa a nouveau à Týr.

- Alors comme ça c'était vous? Je me souviens de vous, je crois vous avoir aperçu une ou deux fois. Mais vous êtes toujours resté à l'écart...Pourquoi?

Eleora était boulversée, les propos de Týr, sa voix chaude et rassurante, ses mains à la fois rudes et douces sur son visage. Tant de choses que la jeune dryade découvrait et qui la perturbait. Hésitante, elle leva sa main a mi-chemin vers la joue vers l'enfant de Laïne, ses doigts tremblant sous l'intensité de l'instant. Son regard perdu dans celui de Týr, leurs lèvres étaient proches, si proches qu'un léger mouvement aurait suffit pour les réunir. Réalisant cela, Eleora s'écarta doucement, les joues légèrement roses. Son regard était rivé sur l'horizon sombre, un frisson la parcourut et instinctivement elle noua ses doigts autour de ceux de ceux de son nouvel ami.

- Je suis navrée...Je ne devrais pas...

Elle fit quelques pas vers la rivière toute proche ses doigts glissant de la main chaleureuse qui les tenait. Serrant ses bras autour d'elle, elle soupira et leva les yeux vers la place où aurait du se trouver la lune.

- Retrouver la lumière serait la chose la plus merveilleuse qui puisse arriver, mais pensez-vous que cela est possible? Je veux dire tout cela est arrivé si subitement et sans le moindre indice qui pourrait nous renseigner sur les causes de ce drame. Que pouvons-nous faire? Comment pensez-vous pouvoir faire ce miracle? Comment pensez-vous pouvoir me sauver...

Sa voix se brisa et son regard s'emplit alors de larmes. Aucun son ne put franchir à nouveau ses lèvres.
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